Cette semaine, les courbes de rendement de la zone euro ont évolué de manière globalement uniforme, avec une hausse des taux qui a pentifié les courbes à des rythmes différents.
Sur le spread 2 ans contre 3 mois, l’évolution a été similaire pour l’Allemagne et l’Italie, avec un léger aplatissement, tandis que celui de la France s’est nettement pentifié.
Sur le spread 10 ans contre 2 ans, la pentification a été générale mais d’intensité variable, la courbe allemande s’est légèrement tendue, tandis que celles de la France et de l’Italie se sont fortement tendues.
Le spread 30 ans contre 10 ans confirme une augmentation de la prime de risque liée à la duration.
Pour la France, la courbe française, déjà fragilisée par la dégradation de sa signature souveraine, poursuit sa descente aux enfers, accélérant sa détérioration. Le cirque médiatique du clown de l’Élysée continue. Après une visite en Chine, où il avait déclaré que le destin de Taïwan importait peu, il nous a fait entendre une autre déclaration stupide, affirmant que l’Europe doit défendre ses industries automobile et des machines-outils. On aurait pu lui rappeler le prêt de 5 milliards d’euros accordé à Renault pour délocaliser ses installations de production en Chine.
Quant à son évocation de la machine-outil, il s’est imaginé porte-parole d’un continent, alors que la France est totalement inexistante dans ce secteur. Mais il est vrai que ce fonctionnaire hors-sol n’a toujours pas saisi qu’un pays sans industrie n’a plus grand-chose à défendre. Les exemples ne manquent pas, Safran, avec le SCAF, obligé de s’implanter en Allemagne, Thales également pour vendre des radars, tandis que la France achète des fusils allemands sans jamais avoir exigé qu’une usine s’installe sur son propre sol. On notera aussi son silence sur les soupçons de corruption en Ukraine, avec l’ombre de STX, Technip, Alstom, etc.
Les spreads européens à 10 ans par rapport aux Bunds allemands reflètent une recomposition du risque souverain, avec une dégradation marquée de la signature française.
Le spread avec la France s’est détendu alors que l’Europe entière, collée avec des OAT, s’interroge. Les spreads de l’Italie et de l’Espagne évoluent dans une dynamique de baisse, grâce à la progression plus rapide du 10 ans allemand.
La volatilité du marché obligataire européen a évolué à un rythme inférieur à celui de l’UST. La volatilité (HV) long terme continue de diminuer, entraînée par la baisse de la volatilité (HV) court terme.