Évaluation des Mouvements de Marché, Volatilité et Tendances

Chaque semaine, nous mettons à votre disposition une anticipation des produits phares des marchés financiers

En nous appuyant sur des modèles statistiques avancés. Nous scrutons l'évolution du marché obligataire, étudiant les rendements, les spreads et la volatilité pour anticiper les mouvements futurs. En outre, nous examinons les tendances et la volatilité du marché des changes, en mettant particulièrement l'accent sur la parité EURUSD, et enfin, nous regardons les indices actions en analysant plus particulièrement sur l'indice d'action US S&P 500, avec un bref aperçu de son marché d'options.
Avec l'ensemble de ces anticipations, notre objectif est de vous fournir une vision plus éclairée des mouvements futurs du marché.

Mis en ligne : 27-04-2026 - 10:15 GMT
Mémento
US Marché obligataire Américain

L'analyse des taux monétaires à terme révèle un changement de paradigme implacable cette semaine. Alors que le marché caressait l'espoir d'un cycle d'assouplissement graduel et fluide, la trajectoire des contrats futurs s'est brutalement redressée. À l'aube du comité de politique monétaire de la Réserve Fédérale de cette semaine, les investisseurs ont capitulé, toute velléité de détente immédiate est désormais balayée.

Cette réévaluation frontale des intentions de la Fed s'est traduite par un mouvement net d'aplatissement par le haut de la courbe des rendements. Les maturités les plus courtes, directement arrimées au pilotage monétaire, ont essuyé les plus fortes tensions, absorbant de plein fouet le report des baisses de taux. À l'inverse, les échéances lointaines ont affiché une plus grande inertie, bridées par les perspectives d'un ralentissement économique inévitable si les conditions financières restent restrictives trop longtemps.
Au cœur de cette déformation, le segment du 5 ans illustre parfaitement la nervosité ambiante. S'il captait la semaine dernière un engouement marqué, faisant figure de valeur refuge pour verrouiller du rendement, il a perdu de sa superbe. Ce ventre de la courbe s'affaisse sous la pression conjointe des taux courts qui refusent de baisser et des taux longs qui se tendent, devenant aujourd'hui le point de fragilité majeur de la structure obligataire.

Fondamentalement, cette configuration est exacerbée par une distorsion critique des anticipations d'inflation. Si l'inversion de la courbe persiste, l'inflation immédiate restant perçue comme viscéralement "collante" et justifiant des taux courts élevés, nous assistons surtout à une violente poussée de la prime d'inflation exigée sur l'échéance à 10 ans.
Il ne s'agit plus d'un simple ajustement technique. Les investisseurs exigent désormais une rémunération nettement supérieure pour détenir de la dette à long terme, redoutant qu'une économie américaine résiliente, couplée à des déficits budgétaires béants, n'installe une inflation structurelle profonde. Ce début de désancrage des anticipations lointaines empêche la partie longue de jouer son rôle naturel d'amortisseur.

Parallèlement, la thématique de l'abondance de la dette souveraine refait surface, couplée à une grave crise de liquidité offshore. L'écart de rémunération entre le titre du Trésor à 2 ans et le taux de swap de même maturité souligne l'indigestion croissante des marchés face aux émissions massives.
Cette raréfaction mondiale du billet vert met en lumière une dynamique géopolitique et comptable cruciale, particulièrement visible au Moyen-Orient. La demande pressante de pays comme les Émirats Arabes Unis pour l'accès aux lignes de swap de la Fed n'est pas un aveu de faiblesse, mais une stratégie de préservation. Pour ces nations, la véritable dissuasion est avant tout financière. Leurs immenses fonds souverains constituent leur bouclier et leur principal outil de soft power. Entamer cette "cagnotte" enverrait un signal de vulnérabilité immédiat, risquant de faire fuir les capitaux étrangers essentiels à leur attractivité régionale.
À cela s'ajoute une nuance comptable vitale, éviter de cristalliser des moins-values désastreuses. Leurs réserves étant massivement investies en bons du Trésor US, dont les prix ont mécaniquement chuté sous le poids de la hausse des taux, une vente forcée transformerait des pertes latentes en pertes définitives. L'accès aux facilités de la Fed leur permet d'apporter ces titres pour obtenir des dollars frais, une manœuvre de gestion indispensable pour traverser la tempête sans brader leurs actifs. Ce refus logique de vendre à perte assèche d'autant plus la liquidité globale. Comme nous l'anticipions et écrivions dès le 02/03/2026 dans AnalyseBourses :

"Cette violente contraction de la liquidité en dollars déploie des effets dévastateurs sur les acteurs internationaux. Pour répondre à leurs besoins urgents et vitaux, les intervenants dépourvus d'accès direct aux facilités de la Fed sont contraints de procéder à des réalisations forcées d'actifs. N'ayant pas d'autre levier, ils se délestent massivement de leur duration en vendant des obligations à maturité longue pour obtenir du cash, accélérant mécaniquement et dangereusement la hausse des rendements sur la partie longue de la courbe et poussant le marché à rechercher frénétiquement une couverture."

En définitive, le marché navigue à vue. Pris en tenaille entre des anticipations de taux directeurs durablement restrictifs, une prime d'inflation qui s'enflamme sur le temps long, et une architecture financière globale suspendue à la liquidité dollar, les investisseurs vont aborder la prochaine réunion de la Réserve Fédérale avec la plus extrême prudence, du moins sur l'obligataire.

A ce jour, Les contrats à terme SOFR et les Bills n’anticipent aucune baisse de taux pour la réunion de cette semaine. Cela correspond à une prévision globale d’une baisse cumulative des taux de 0 points de base d’ici la fin décembre 2026.

Volatilité (HV) Tendance Niveau Historique Risque variation violente Move Index (IV) HV - Move Index (IV)
Long Terme Moyen Elevée
Court Terme Normal

L'analyse de la volatilité (HV) à court terme révèle que les UST évoluent à des niveaux globalement inférieurs à ceux des Eurobonds, tout en affichant une dynamique bien distincte. Les fluctuations de vitesse observées entre ces deux zones mettent en évidence des micro-cycles continus de convergence et de divergence, traduisant une forte réactivité du marché US face aux conditions immédiates. Cette agitation et ces ajustements rapides à court terme contrastent fortement avec le comportement global de la volatilité (HV) européenne, qui se caractérise par une profonde inertie et maintient une stabilité structurelle rigide sur ses échéances plus longues.

Notre analyse indique que le 5 ans perd son statut de valeur refuge et devient la principale victime de cet étau. La HV confirme totalement ce point. Le segment à 5 ans affiche la volatilité (HV) la plus élevée de toute la courbe, bien au-dessus du 2 ans et du 10 ans. De plus, c'est le seul segment court/moyen terme dont la volatilité ne baisse pas sur la semaine, illustrant l'incertitude maximale concentrée sur le ventre de la courbe.
Le 30 ans est le segment le plus inerte de la semaine. Les données de HV valident parfaitement ce constat. c'est le point le plus calme de la courbe US.
La volatilité (HV) du 2 et 10 ans est en légère contraction. Si les rendements ont effectivement pu monter en flèche, la baisse de la volatilité historique indique que ce mouvement s'est opéré de manière relativement ordonnée ou directionnelle continue, sans générer de chocs erratiques supplémentaires par rapport à la période précédente.
La courbe de volatilité est "en cloche" ou inversée au centre avec un pic de la volatilité du 5 ans, puis redescend vers le 10 et 30 ans. Cela traduit mathématiquement l'incertitude sur la trajectoire à moyen terme, confirmant la réalité complexe à laquelle le marché est confronté.
La légère détente globale de la volatilité sur les extrêmes 2 et 10 ans suggère que le marché, bien qu'il intègre un scénario plus dur avec de l'inflation structurelle et le statu quo de la Fed, il le fait d'une manière qui commence à être "pricée" avec conviction, plutôt que dans un contexte de panique désordonnée.

L’analyse de la volatilité (IV) à travers l’indice MOVE a stoppé son mouvement de baisse, stabilisant les primes de risque des options.
L’indice MOVE amorce une phase de stagnation, marquant un coup d’arrêt à sa chute récente et stabilisant ainsi les primes de risque. Si la volatilité réalisée (HV) poursuit son reflux, cette pause validerait la détente du marché vers un nouveau point d'équilibre.

La maturité 5 ans est celle qui affiche la plus forte volatilité.

Union EuropéenneMarché obligataire Européen

Cette semaine écourtée de réunion monétaire de la Banque Centrale Européenne a ancré une certitude nouvelle au sein des marchés obligataires, celle d'une trajectoire de taux durablement élevée, tout en apportant des nuances importantes sur la hiérarchie des risques en zone euro. Les décisions de Francfort ont agi comme un catalyseur pour les courbes souveraines qui oscillent désormais entre une volonté de normalisation et une vigilance accrue sur les trajectoires budgétaires nationales.

L’analyse des contrats à terme Euribor révèle une dynamique de raffermissement des anticipations de taux. La courbe dessine une trajectoire ascendante marquée pour l'année 2026 et le début de l'année 2027, ce qui traduit une anticipation de deux hausses de taux par le marché. Ce repositionnement monétaire global se reflète également dans l'écart entre le swap à 2 ans et le taux €STR. Ce spread, identique pour l'ensemble des acteurs de la zone euro, illustre une prime de terme qui s'ajuste à la hausse. Le marché intègre une persistance des taux directeurs à des niveaux restrictifs, ce qui pèse mécaniquement sur l'ensemble des segments courts des courbes souveraines et limite toute velléité de détente rapide des rendements.

L’évolution de la forme globale des courbes française et allemande témoigne d’une dynamique de désinversion graduelle, bien que le rythme diffère sensiblement d'un émetteur à l'autre. Sur la courbe du Bund, le mouvement d'aplatissement sur les maturités intermédiaires semble marquer une pause, alors que le ventre de la courbe française subit des tensions plus manifestes. Les investisseurs opèrent des choix d'allocation très distincts, délaissant ponctuellement le segment 5 ans de l'OAT au profit du Bund, ce qui provoque une dislocation visible sur ces maturités intermédiaires comme le souligne la déformation de la courbe. Ce comportement s'explique par une recherche de protection contre la politique française, là où le papier allemand conserve son statut de valeur refuge absolue. En parallèle, la comparaison entre la courbe française et la courbe italienne révèle un resserrement notable des spreads de crédit. Le BTP continue de bénéficier d'une dynamique de portage attractive et d'une perception de stabilité relative qui contraste avec les interrogations entourant le pilotage des finances publiques en France, réduisant ainsi l'écart de rendement entre les deux signatures.

L’examen de l’écart entre les taux souverains à deux ans et le taux swap à 2 ans met en lumière une tension persistante sur la prime de liquidité et de crédit. Pour l'OAT, ce spread demeure à des niveaux élevés, dépassant les 50 points de base, ce qui traduit une certaine fébrilité du marché face à l'abondance des émissions à venir et à la capacité d'absorption. Le marché exige une rémunération supplémentaire substantielle pour détenir du risque souverain français par rapport au taux de référence interbancaire. Cette différence illustre concrètement que la signature française ne bénéficie plus de la même automaticité de souscription qu'auparavant, les opérateurs intégrant désormais un risque d'exécution dans un contexte de liquidité plus onéreuse suite aux annonces de la banque centrale.

Sur les segments à 10 et 30 ans, le comportement des investisseurs révèle une prudence marquée plutôt qu'une réelle ruée sur la duration. Les flux sur les maturités très longues sont restés directionnels, reflétant une réévaluation des anticipations de croissance à long terme et une intégration plus réaliste d'une inflation structurelle légèrement supérieure aux cibles historiques. La désaffection relative pour le segment 30 ans français souligne que la question de la soutenabilité budgétaire n'est plus un sujet théorique mais un paramètre de valorisation actif. Les investisseurs institutionnels, traditionnellement acheteurs de ces maturités pour leurs besoins de passif, font preuve de sélectivité, préférant parfois attendre une meilleure visibilité sur les trajectoires de déficit avant de s'engager sur des horizons aussi lointains.

La signature française se stabilise dans une zone de vulnérabilité par rapport à la référence allemande, actant un décalage durable dans la perception de sa qualité de crédit. Le marché valide une configuration où les taux français s'éloignent du noyau dur de la zone euro pour se rapprocher des dynamiques périphériques, autrefois réservées à des pays sous surveillance accrue. Cette normalisation financière s'opère de manière disparate, laissant la France dans une position d'attentisme où chaque mouvement de taux est scruté à l'aune de sa crédibilité budgétaire.

L'examen des courbes de volatilité (HV) en Europe révèle une phase de consolidation sur des niveaux supérieurs aux moyennes observées en 2025. La dynamique interne est caractérisée par un retour à l’équilibre entre les segments de maturité, après une période où la volatilité courte avait significativement divergé des indicateurs de long terme. Cette convergence suggère que le marché a désormais acté et intégré un nouveau palier de risque structurel sur l'ensemble des courbes, substituant une prime de fond pérenne à l'incertitude qui prévalait initialement sur les taux courts.
Au cours de la semaine écoulée, on observe une stabilisation des mesures de variance. Bien que la tendance de fond depuis le premier trimestre 2026 soit orientée à la hausse, les indicateurs montrent une inflexion. Ce plateau technique indique que le marché assimile les nouveaux niveaux de risque sans pour autant enregistrer de nouveaux vecteurs d'instabilité immédiate sur la structure des taux euro.

L'observation des échéances allant de 2 ans à 30 ans révèle une structure de volatilité globale à la fois stable et légèrement inversée pour la zone Euro. La volatilité s'érode mécaniquement avec le temps, le tassement étant plus prononcé sur les 30 ans. Cette atonie témoigne d'un ancrage profond des anticipations du marché concernant la stabilité macroéconomique européenne à long terme. Néanmoins, des spécificités nationales demeurent lisibles dans cette structure de fond, la France, par exemple, maintient une prime de risque visible sur les maturités intermédiaires, traduisant une différenciation des profils souverains avant que ceux-ci ne se lissent sur le très long terme.
C'est sur la partie courte des échéances que se concentre la véritable lecture du risque spécifique, visible à travers les spreads de volatilité "Short vs Long" des différents États :

  • L'Allemagne confirme son statut de référence absolue. Sa volatilité à court terme reste la mieux maîtrisée, reflétant une résilience aux chocs de marché et agissant comme le point d'ancrage de la zone.

  • La France absorbe de manière plus élastique les incertitudes politiques et budgétaires immédiates. Son spread traduit une réactivité supérieure à celle de l'Allemagne, s'ajustant aux bruits de marché tout en conservant un profil maîtrisé.

  • L'Italie capte structurellement la volatilité périphérique. C'est sur ce souverain que les écarts de court terme sont les plus prononcés, le marché y tarifant de manière plus agressive la prime de risque de liquidité et de refinancement immédiat.

Actuellement, la capacité du marché européen à absorber et à lisser les chocs périphériques sur le court terme engendre cette phase de détente. Ce reflux de la volatilité "Short", bien que variable selon les pays (GER, FRA, ITA), vient peser mécaniquement sur la structure de la volatilité longue. Cet "appui" empêche toute pentification des anticipations de risque à long terme.

A ce jour, Les contrats à terme Euribor et €STR n’anticipent aucune hausse de taux pour la réunion de cette semaine. Cela s’inscrit dans une anticipation globale d’une hausse cumulée de 25 points de base d’ici la fin décembre 2026.

Vous trouverez le détail des différents composants des obligations européennes ci-dessous et plus dans la section Taux d’intérêt.

Drapeau Union EuropéenneParités EUR et USD

La semaine écoulée consacre une inversion de tendance notable pour le dollar américain à l’échelle globale. Après une phase de repli, le billet vert amorce un redressement technique largement diffusé, suggérant un retour progressif des flux acheteurs sur l’ensemble des zones géographiques. Ce mouvement s’inscrit dans un environnement de compression relative de la volatilité, traduisant une forme de normalisation des conditions de marché, malgré des ajustements tactiques toujours présents.

  • Sur le continent américain, le billet vert affiche une progression marquée face à plusieurs devises locales, dans un contexte global de réallocation des flux vers les actifs libellés en dollar. L’appréciation face au peso chilien s’inscrit dans un cadre d'anticipation de reprise de la demande mondiale, avec un cours physiques du cuivre qui n'a pas progress. De même, le renforcement face au peso argentin peut être rapproché d’un environnement de déséquilibres macroéconomiques persistants et de régimes de change administrés, combinés à des flux techniques de fin de période. Dans ce paysage régional, les échanges face au réal brésilien se distinguent par une volatilité prononcée, reflétant une nervosité accrue des opérateurs dans un contexte d’incertitude sur la trajectoire des taux domestiques et de re-pricing du portage, sur fond de sensibilité élevée aux conditions financières globales, les interrogations budgétaires agissant en toile de fond.

  • En Asie, la dynamique du dollar demeure orientée à la hausse, bien que plus nuancée. La devise américaine progresse face à la roupie indienne et au peso philippin, des mouvements qui semblent refléter l’ajustement des anticipations de politique monétaire et des différentiels de taux. L’appréciation face au baht thaïlandais s'explique par des réajustements de positions liés aux incertitudes sur le proxy chinois et à la saisonnalité des flux touristiques. À l’inverse, le dollar enregistre un repli modéré face au shekel israélien, dont la résilience est soutenue par l'action lissante de la Banque d'Israël et une intégration déjà forte de la prime de risque géopolitique par les opérateurs. Enfin, la faiblesse du billet vert face au dollar taïwanais s’inscrit dans un environnement structurellement porté par le cycle des semi-conducteurs et les flux liés au secteur technologique.

  • Ce mouvement, observable notamment face au forint hongrois, au zloty polonais, à la couronne tchèque et au leu roumain, s’inscrit dans un contexte de redressement technique du dollar face aux devises d’Europe centrale et orientale, probablement amplifié par la faiblesse de l’euro contre le dollar, qui pèse mécaniquement sur les devises régionales, ainsi que par des ajustements des anticipations de politique monétaire et des positions de portage. En parallèle, le dollar conserve une sous-performance face à la couronne norvégienne, dans un environnement favorable aux devises corrélées aux matières premières énergétiques, tandis que la dynamique face au rouble russe demeure largement contrainte par des facteurs administrés et des restrictions structurelles de marché.

  • Le continent africain illustre également ce mouvement de réappréciation du dollar. Le billet vert rebondit de manière significative face au rand sud-africain, dans un environnement marqué par une sensibilité accrue aux facteurs de risque globaux et à l’évolution des prix des métaux précieux, notamment l’or qui stagne, traditionnel support de la devise locale. La progression face à la livre égyptienne s’apparente davantage à un ajustement postérieur aux récentes évolutions de liquidité internationale et aux dynamiques de financement externe.

La volatilité de long terme (HV), toujours à un niveau élevé, entame un mouvement baissier de fond, appuyée par une volatilité de court terme (HV) qui continue de glisser et dont la pression est négative.
Pas de changement, la roupie indienne demeure la plus exposée en termes de volatilité (HV).


La monnaie unique clôture la semaine sur une évolution globalement stable, traduisant une phase de consolidation après les mouvements récents, tout en laissant apparaître une légère sous-performance d’ensemble. Cette inertie de surface masque néanmoins des réallocations tactiques différenciées selon les zones géographiques. À l’instar du dollar, l’euro évolue dans un environnement de volatilité contenue, reflétant un marché en phase d’ajustement plutôt que de rupture.

  • Sur le continent européen, la monnaie unique demeure sous pression relative. Le recul face à la livre sterling traduit un re-pricing des anticipations de politique monétaire face à une inflation des services perçue comme tenace au Royaume-Uni, forçant les marchés à anticiper un maintien prolongé des taux plus restrictifs de la Banque d'Angleterre par rapport à la BCE. La sous-performance face à la couronne norvégienne s’inscrit dans un environnement favorable aux devises exposées aux hydrocarbures, tandis que l’évolution face au rouble russe reste contrainte par des facteurs exogènes. Le redressement observé face au forint hongrois apparaît quant à lui comme un ajustement technique après des phases de volatilité accrue.

  • Sur le continent américain, l’euro évolue dans une dynamique proche de celle du dollar, avec une progression face au peso chilien, portée là aussi par les anticipations de reprise industrielle globale, ainsi que face au peso argentin, dans un contexte de fragilité macroéconomique persistante. La sous-performance face au dollar canadien s’inscrit dans un environnement où les devises adossées aux matières premières énergétiques et à la croissance nord-américaine bénéficient d’un soutien relatif.

  • En Asie, l’euro présente un profil plus contrasté, marqué par une tendance globale à la sous-performance. Le recul face à la roupie indonésienne reflète la vulnérabilité de la devise européenne aux sorties de flux de portefeuille sur le marché obligataire local. La faiblesse face au shekel israélien s’inscrit dans un contexte de résilience géopolitique et de stabilité des fondamentaux locaux. Le repli face au yuan chinois et au dollar taïwanais confirme la forte sensibilité aux flux liés au secteur technologique. À l’inverse, l’euro progresse face au peso philippin et au baht thaïlandais, reflétant des débouclages tactiques sur certaines devises émergentes.

  • En Afrique, l’euro enregistre un rebond après les dégagements observés précédemment. La progression face au rand sud-africain et à la livre égyptienne s’apparente à un redressement technique, dans un contexte de rééquilibrage des portefeuilles et d’ajustement des anticipations vis-à-vis des trajectoires de politique monétaire et des conditions de liquidité externe.

Dans la continuité des semaines précédentes, la volatilité (HV) long terme de la monnaie unique poursuit sa détente tout en restant à un niveau élevé. Ce mouvement est appuyé par la volatilité (HV) court terme, qui continue de glisser et dont la pression reste négative.

Dans le prolongement de la semaine précédente, pour la paire EURUSD la compression du différentiel de rendement s'accélère sous l'effet d'une nette divergence transatlantique, la résilience des taux européens, soutenue par les anticipations d'une BCE plus ferme sur l'€STR, contraste avec le repli marqué des projections sur le SOFR. Ce décalage de politique monétaire permet à la courbe forward d'esquisser un timide rebond, venant grignoter l'avantage structurel de portage jusqu'ici monopolisé par le billet vert.
En parallèle, la détente des conditions d'arbitrage confirme un apaisement tangible de la prime de liquidité pro-dollar qui pesait récemment sur les flux. Bien que l'environnement global de risque reste contraint, cette fermeté relative des taux directeurs de la zone euro offre désormais à la monnaie unique un ancrage fondamental pour freiner sa phase de consolidation.

L’indice global de volatilité implicite sur la paire EURUSD s’est stabilisé cette semaine mais cette phase d’accalmie ne devrait toutefois pas se prolonger, laissant place à une reprise modérée du mouvement baissier.

WorldIndices Actions

Nous restons sur notre posture, le marché a évolué trop rapidement et a atteint, avec encore une faible marge de progression, son niveau plafond, notamment pour le S&P 500. En se basant sur les anticipations de bénéfices pour fin 2026 et avec un marché valorisé comme en 2025, cela devrait propulser l’indice à 7216, ce qui correspondrait approximativement à son niveau haut. En fonction de ce paramétrage et afin de mieux appréhender le risque, nous avons développé une cartographie du risque, ce que les analyses médiocres de chez IG, et plus particulièrement leur pseudo-analyste de comptoir (A. Baradez), ne sont pas en capacité de développer.

Les Pôles de Stabilité et de Résilience

  • États-Unis : L'économie nord-américaine affiche une robustesse marquée. Le niveau de stress financier y est particulièrement faible, ce qui suggère que les États-Unis sont actuellement isolés des turbulences mondiales et continuent de jouer un rôle de valeur refuge pour les capitaux.

Les Épicentres de la Volatilité et du Stress

  • Europe : Le continent européen concentre actuellement l'essentiel de la prime de risque mondiale.

  • Royaume-Uni : Le marché britannique traverse une période de vulnérabilité aiguë, caractérisée par un stress financier extrême et une forte instabilité.

  • Zone Euro (La fracture Core/Périphérie) : Une dynamique paradoxale s'est installée. Les moteurs économiques historiques de l'Union notamment la France et l'Allemagne subissent une nette montée des tensions financières. À l'inverse, les pays dits "périphériques" (Italie, Espagne) rassurent les investisseurs et bénéficient d'une forte atténuation de leur risque perçu.

  • Japon : L’économie nippone fait face à une nette intensification de son risque financier. Le niveau de stress atteint des sommets, signalant une phase de fortes turbulences, possiblement liée à des ajustements structurels de la politique monétaire, dont un resserrement reste anticipé par les investisseurs cette semaine, ainsi qu’à des tensions sur le change, étroitement associées.

le climat actuel exige une lecture extrêmement sélective du marché. Les investisseurs semblent arbitrer très clairement entre des zones perçues comme sanctuarisées (États-Unis) et des foyers de volatilité où les incertitudes économiques et monétaires sont actuellement concentrées (Europe, Japon).

La semaine lunaire française :

En ce moment, nous sommes en plein développement d’un outil lié à la volatilité. Nous n’avons pas le temps de pallier la complaisance de la presse hexagonale. Une fois le développement de cet outil terminé, nous remettrons le projecteur sur les mafieux de la bande à Macron et autres racailles en col blanc.

Drapeau USATaux 10 ans US à 4.305

Rendement et future du 10 ans T-Note US

Pression Acheteur Pression Vendeur

Tendance de fond : Consolidation

La pression d’achat prédominante stagne, la pression de vente diminue lentement.

Cette semaine, le rendement du 10 ans US devrait tester la zone de résistance 4.326 / 4.345 pour trouver un plafond sur le niveau de 4.361 / 4.440.

Ses mouvements baissiers devraient se limiter à la zone support 4.215 / 4.194.

Volatilité HV * 21 J. 252 J. VLT
Range moyen * Jour 0.064 Hebdo. 0.143
Range hebdo. max. * 4.162 4.448

* Anticipé

Drapeau AllemagneTaux 10 ans allemand à 2.997

Rendement et future du 10 ans Bund allemand

Pression Acheteur Pression Vendeur

Tendance de fond : Haussière

La pression d’achat progresse en accélérant sa vitesse, la pression de vente prédominante progresse en diminuant sa vitesse.

Cette semaine, le rendement du 10 ans allemand devrait tester la zone support 2.991 / 2.978 pour trouver un plancher sur le niveau 2.954 / 2.945.

Ses mouvements haussiers devraient se limiter à la zone de résistance 3.091 / 3.117.

Volatilité HV * 21 J. 252 J. VLT
Range moyen * Jour 0.062 Hebdo. 0.115
Range hebdo. max. * 2.882 3.112

* Anticipé

Drapeau FranceTaux 10 ans français à 3.639

Volatilité HV * 21 J. 252 J. VLT
Range moyen * Jour 0.067 Hebdo. 0.140
Range hebdo. max. * 3.499 3.779

* Anticipé

Drapeau ItalieTaux 10 ans italien à 3.800

EuropeEURUSD à 1.1722

Euro vs Dollar

Pression Acheteur Pression Vendeur

Tendance de fond : Consolidation

La pression d’achat prédominante et la pression de vente progressent plus rapidement pour cette dernière.

Cette semaine, après avoir buté sous sa zone de résistance, la monnaie unique devrait tester la zone support 1.1708 / 1.1691 pour trouver un plancher sur celle de 1.1667 / 1.1656.

Ses mouvements haussiers devraient se limiter à la zone de résistance 1.1745 / 1.1764.

Volatilité HV * 21 J. 252 J. VLT
Range moyen * Jour 0.0058 Hebdo. 0.0135
Range hebdo. max. 1.1587 1.1857

* Anticipé

USSP500 à 7165

SP500

Pression Acheteur Pression Vendeur

Tendance de fond : Consolidation

La pression d'achat prédominante diminue à une vitesse réduite, la pression de vente progresse en diminuant sa vitesse.

Cette semaine, l’indice devrait tester la zone support 7084 / 7074.

Ses mouvements haussiers devraient se limiter à sa zone de résistance anticipée 7180 / 7213.

Volatilité HV * 21 J. 252 J. VLT
Range moyen Jour 65 Pts Hebdo. 185 Pts
Range hebdo. max. 6980 7350

* Anticipé

VIX INDEX à 18.71
VIX VIX & SP500 / UST
VIX Cash & Futures Courbe à terme VIX
VIX Contango VIX Contango
VIX Futures VIX spread futures
VOLATILITE IMPLICITE OPTIONS SP500

Variation de la volatilité centrée sur 1 semaine

SPX 15/05/2026 18/06/2026
IV 15.33 ( + 1.09 pts) 15.94 ( + 0.94 pts)
CALL 15.34 ( + 1.10 pts) 15.95 ( + 0.95 pts)
PUT 15.31 ( + 1.08 pts) 15.92 ( + 0.92 pts)
SP P/C - 0.03 ( - 0.02 pts) - 0.03 ( - 0.02 pts)
Smiles options mensuelles
Smiles options mensuelles
Taux SOFR 1 & 3 mois

Taux SOFR 1 & 3 mois

La volatilité implicite centrée des options SPX a légèrement progressé pour les deux maturités. Comparée à l’indice VIX, la volatilité centrée (IV) des options SPX et SPY pour ces deux échéances mensuelles a augmenté moins rapidement pour les maturités de mai et juin.
Le ratio put/call (SPY) de volatilité implicite centrée a légèrement augmenté, tout en restant en zone négative.
Les spreads calendaires à parité pour les deux échéances (SPX, SPY) ont stoppé leur progression pour revenir vers zéro.
La volatilité implicite centrée des options américaines par rapport aux européennes a stagné pour les calls et les puts de mai, tandis que pour juin, elle a diminué.

Sur mai, la forte hausse de la volatilité implicite des calls OTM traduit une demande agressive en convexité haussière. Elle est probablement dictée par des flux de couverture forcés d'opérateurs short gamma/delta se protégeant contre une hausse violente. L'augmentation simultanée de la volatilité (IV) des puts OTM confirme le maintien des couvertures contre les risques extrêmes à la baisse, enchérissant la prime de risque.

Sur juin, la hausse plus modérée sur les Calls OTM comparée à celle des Puts OTM maintient une asymétrie plus traditionnelle. L'augmentation du biais indique que les flux continuent de privilégier la couverture du risque baissier pour le début de l'été. La prime payée pour la convexité baissière reste structurellement supérieure à celle de la convexité haussière sur cette échéance.

Le marché ne montre pas de signes de panique, mais procède à des ajustements dans la manière dont il évalue les risques. Les investisseurs renforcent leur couverture sur les scénarios extrêmes, ce qui traduit une anticipation de mouvements de prix plus amples que d’habitude, à la hausse comme à la baisse, avec une attention particulière portée aux risques de hausse à court terme.

L'achat régulier de petits puts OTM ne finit que par nuire au vendeur.