Évaluation des Mouvements de Marché, Volatilité et Tendances

Chaque semaine, nous mettons à votre disposition une anticipation des produits phares des marchés financiers

En nous appuyant sur des modèles statistiques avancés. Nous scrutons l'évolution du marché obligataire, étudiant les rendements, les spreads et la volatilité pour anticiper les mouvements futurs. En outre, nous examinons les tendances et la volatilité du marché des changes, en mettant particulièrement l'accent sur la parité EURUSD, et enfin, nous regardons les indices actions en analysant plus particulièrement sur l'indice d'action US S&P 500, avec un bref aperçu de son marché d'options.
Avec l'ensemble de ces anticipations, notre objectif est de vous fournir une vision plus éclairée des mouvements futurs du marché.

Mis en ligne : 13-04-2026 - 10:15 GMT
Mémento
US Marché obligataire Américain

Les contrats à terme sur les taux monétaires illustrent cette semaine un léger recalibrage à la baisse de la trajectoire des taux directeurs, sans pour autant anticiper de véritables baisses cette année. Cette respiration, impulsée par les attentes de marché, favorise une dynamique de pentification de la courbe par sa partie avant.
Ce mouvement est justifié macroéconomiquement par une atténuation des craintes pesant sur la croissance à court terme, ce que confirme la détente relative de l'écart entre le monétaire et l'échéance à deux ans.
Au cœur de cette déformation, le segment intermédiaire à cinq ans fait preuve d'une résilience et d'une attractivité notables, captant l'essentiel des flux et accentuant ainsi la courbure au centre de la courbe.
Toutefois, cette détente ne parvient pas à se transmettre à l'extrémité longue de la courbe, où les maturités à dix, vingt et surtout trente ans demeurent ancrées sur leurs niveaux. Cet ancrage traduit une réalité brutale, l'économie de guerre a un prix. L'explosion des dépenses militaires et les déficits abyssaux qu'elle engendre nécessitent des financements massifs, dont la facture se paie directement au prix fort sur les échéances lointaines.
Ce freinage s'explique également par une configuration technique spécifique. D'une part, l'intégration d'une prime d'inflation plus tenace sur l'horizon rapproché que sur le long terme agit comme un plancher sur les taux courts. D'autre part, la persistance d'un écart significatif entre le rendement obligataire 2 ans et le taux OIS 2 ans souligne la persistance d'une forte "prime de papier souverain". Le marché facture au Trésor américain l'abondance de ses émissions obligataires, un facteur structurel qui maintient les rendements du comptant artificiellement élevés par rapport aux dérivés, et qui limite de facto l'ampleur de la détente obligataire globale, malgré l'assouplissement des perspectives monétaires.

À suivre...

A ce jour, Les contrats à terme SOFR et les Bills n’anticipent aucune hausse de taux pour la réunion de avril. Cela correspond à une prévision globale d’une hausse ou baisse cumulative des taux de 0 points de base d’ici la fin décembre 2026.

Volatilité (HV) Tendance Niveau Historique Risque variation violente Move Index (IV) HV - Move Index (IV)
Long Terme Elevée Elevée
Court Terme Normal

Le plongeon actuel de l'écart de volatilité (HV) court terme entre les États-Unis et l'Europe agit comme une force de rappel gravitationnelle sur l'écart (HV) long terme. Si la volatilité européenne à court terme maintient sa surperformance par rapport à l'américaine, le spread de long terme poursuivra sa chute, effaçant ainsi une "prime de volatilité historique" américaine installée depuis trois ans.

Sur le marché US, la nervosité récente n'est pas une panique globale et structurelle, l'évolution de la volatilité (HV) du 30 ans en étant l'exemple, le stress est concentré sur la partie avant de la courbe des taux 2 et 5 ans. Cette configuration spécifique traduit une incertitude forte concernant les décisions de politique monétaire, due aux craintes macroéconomiques de court terme. Question : Donc sur le long terme, pas d'incidence ??
La semaine écoulée a été marquée par une nette détente de la volatilité (HV) court terme, dont la courbe est rapidement repassée sous celle long terme. L'évolution par maturité en est la parfaite illustration, après un épisode de stress, l'écart de volatilité (HV) sur la partie courte de la courbe, avec le 2 ans notamment, a fortement corrigé à la baisse. Cette configuration spécifique traduit une dissipation soudaine des incertitudes immédiates liées à la macroéconomie. La volatilité (HV) court terme des maturités courtes se normalise et s'aligne à nouveau sur la sérénité de celle à long terme.

L'analyse de la volatilité (IV) à travers l'indice Move, traduit une poursuite violente de l'écrasement de la volatilité implicite court terme du marché obligataire.
L'indice Move, référence de la volatilité implicite à court terme, a subi une contraction particulièrement agressive, chutant au point de se retrouver décoté par rapport à notre indice de volatilité (HV) réalisée. Cette configuration atypique traduit un changement psychologique radical, les investisseurs effaçant totalement la prime de risque à court terme sur les options. Le marché considère les turbulences obligataires récentes comme un événement strictement transitoire, et anticipe avec une forte conviction une normalisation imminente ainsi qu'un retour rapide à la stabilité.
La maturité 5 ans est celle qui affiche la plus forte volatilité.

Union EuropéenneMarché obligataire Européen

La semaine écoulée s'inscrit dans le prolongement direct des dynamiques précédentes et confirme un mouvement global de pentification des courbes européennes, bien que les trajectoires nationales révèlent des divergences notables.
La courbe allemande se tend sur l'ensemble de ses segments, avec une accélération marquée à partir de son ventre intermédiaire, le 5 ans. La France bénéficie à l'inverse d'une légère détente sur ses maturités courtes, avant de subir une pression similaire sur la partie longue. L'Italie se distingue par un mouvement plus prononcé de baisse des rendements qui s'étend jusqu'à l'échéance à 10 ans, avant de rejoindre le mouvement général de tension sur le segment très long.
L'analyse croisée entre les signatures française et italienne met en lumière une remarquable convergence tarifaire. Les investisseurs exigent désormais une rémunération quasi identique pour détenir de la dette de ces deux pays sur les maturités intermédiaires et longues. Ce rapprochement illustre une réévaluation structurelle du risque souverain, où le papier italien profite d'une dynamique de resserrement continue face à une signature française qui peine à justifier son historique statut de valeur refuge secondaire.
L'examen de la partie courte des courbes révèle une élévation perceptible de la prime de liquidité et du risque de crédit exigés par les opérateurs. L'écart de rendement entre les obligations souveraines à 2 ans et le taux OIS 2 ans connait un élargissement franc pour les trois émetteurs étudiés. Cette tension sur les spreads de court terme traduit une réelle prudence du marché face à l'abondance et à la régularité des émissions de dette publique nécessaires pour financer les déficits étatiques. La capacité d'absorption des investisseurs est mise à l'épreuve, ce qui les pousse à réclamer une compensation supplémentaire pour immobiliser leurs liquidités sur ces échéances courtes. Bien que ce mouvement défensif soit partagé par tous les acteurs, il reste logiquement hiérarchisé selon la qualité perçue de l'émetteur, l'Allemagne conservant la prime exigée la plus faible devant la France puis l'Italie.
La désaffection des investisseurs pour la duration se manifeste de façon limpide sur les queues de courbe, marquant une pause dans l'appétit pour le risque long. Les échéances à trente ans subissent un mouvement de vente généralisé qui propulse les rendements à la hausse avec une ampleur substantielle pour l'Allemagne et la France. Cette translation vers le haut reflète la réintégration d'une prime de terme par un marché qui s'interroge sur les perspectives de croissance de long terme et sur la persistance d'une inflation structurelle. Sur le segment à 10 ans, le papier allemand et français accompagne cette tension tarifaire, alors que le titre italien parvient encore à s'inscrire en légère baisse, soulignant un attrait spécifique et résiduel pour le rendement offert par Rome sur cette maturité charnière. Ce comportement particulièrement prudent sur la partie très longue illustre par ailleurs les doutes grandissants des opérateurs quant à la soutenabilité des trajectoires budgétaires, imposant aux États souverains d'offrir des rendements nettement plus attractifs pour réussir à placer leur dette lointaine.
En définitive, l'évaluation de la prime de risque confirme le lent déclassement de la signature française par rapport à la référence allemande. Le marché pénalise la dette hexagonale par un écart de rendement persistant l'éloignant de plus en plus du cœur sécuritaire de la zone euro, pour la rapprocher des standards de la périphérie comme en témoigne sa fusion apparente avec les taux italiens. Cette divergence profonde illustre un processus de normalisation financière particulièrement hétérogène et souligne la sévérité accrue des investisseurs face aux fondamentaux budgétaires et de gouvernance dans un environnement obligataire rendu exigeant.

Le plongeon actuel de l'écart de volatilité (HV) court terme entre les États-Unis et l'Europe agit comme une force de rappel gravitationnelle sur l'écart (HV) long terme. Si la volatilité européenne à court terme maintient sa surperformance par rapport à l'américaine, avec un bonus pour la courbe italienne, le spread US vs EU de volatilité (HV) long terme poursuivra sa chute, effaçant ainsi une "prime de volatilité historique" américaine installée depuis trois ans. L’analyse des marchés obligataires européens met en évidence un changement de régime récent, avec une hausse de la volatilité (HV) sur l’ensemble des courbes de taux.

La comparaison entre la volatilité (HV) court terme des maturités courtes 2 ans et des 10 ans révèle toutefois deux dynamiques distinctes. D’un côté, le cœur de la zone euro (Allemagne) présente une volatilité plus élevée sur les maturités courtes, signe d’une incertitude forte sur la trajectoire de politique monétaire à court terme. De l’autre, la hausse marquée des volatilités longues en périphérie notamment France et Italie, reflètant un retour des préoccupations liées au risque souverain.
Cette évolution de la volatilité (HV) traduit à la fois des tensions macroéconomiques immédiates et des interrogations sur la soutenabilité budgétaire à plus long terme, confirmant l'évolution des rendements.

Dans le détail :

  • Allemagne (GER) : Le marché allemand illustre parfaitement la concentration du stress sur la politique monétaire. L'écart de volatilité (HV) s'est fortement distendu entre la partie courte et la partie longue. La volatilité (HV) du 2 ans a connu une accélération marquée.
  • France (FRA) : La courbe française affiche un ajustement haussier plus homogène. Le mouvement hebdomadaire montre une progression simultanée de la volatilité sur les maturités 2 ans et 10 ans, plaçant le pays dans une position d'attentisme intermédiaire, entre le choc de volatilité de la courbe allemande et italienne.
  • Italie (ITA) : Le marché italien enregistre la progression la plus prononcée. La volatilité (HV) s'est tendue de manière indifférenciée sur le 2 ans et le 10 ans. Ce mouvement parallèle de volatilité traduit une réévaluation de la prime de risque spécifique au pays, touchant l'ensemble de sa courbe.
La dynamique de cette dernière semaine confirme une dissipation brutale du régime de complaisance. Les incertitudes macroéconomiques immédiates sont en cours de réévaluation violente par le marché. La volatilité court terme ne se normalise pas encore, elle pilote au contraire un mouvement de reprécision des risques qui commence à se transmettre, de manière hétérogène, à la sérénité habituelle des maturités long terme des pays périphériques.

A ce jour, Les contrats à terme Euribor et €STR n’anticipent aucune hausse de taux pour la réunion d'avril. Cela s’inscrit dans une anticipation globale d’une hausse cumulée de 50 points de base d’ici la fin décembre 2026.

Vous trouverez le détail des différents composants des obligations européennes ci-dessous et plus dans la section Taux d’intérêt.

Drapeau Union EuropéenneParités EUR et USD

La semaine écoulée consacre une nette sous-performance du dollar américain à l’échelle mondiale. Malgré l’entrée dans une simple phase de consolidation à moyen terme, nous observons une accélération de la dynamique baissière à court terme dans la quasi-totalité des zones géographiques par rapport à la semaine précédente. Le fait marquant de la période réside dans l’inversion brutale de tendance face au bloc européen et océanique, alors que le billet vert parvenait encore récemment à se maintenir à flot, il subit désormais d’importants dégagements.

  • Sur le continent européen, la devise américaine encaisse un recul sévère. Cette glissade s'illustre par une faiblesse particulièrement prononcée face aux devises d'Europe de l'Est, notamment le forint hongrois et le rouble russe, où le momentum baissier s'enfonce. On relève également un retournement soudain face aux devises scandinaves, la couronne norvégienne et la couronne suédoise, ce mouvement s’expliquant à la fois par la forte sensibilité de la couronne norvégienne aux tensions sur les matières premières énergétiques et par l’entraînement corrélatif de la couronne suédoise au sein du bloc nordique, mais aussi par des flux de vente liés à un excédent de liquidités en dollar généré par les recettes d’exportation énergétiques.

  • Sur le continent américain, le billet vert subit un véritable décrochage structurel. Ce repli quasi unilatéral est d'abord piloté par une faiblesse marquée face au peso chilien, propulsé dans le sillage du rebond des cours du cuivre. La glissade du dollar s'accélère également face au peso mexicain et au réal brésilien, ces deux devises agissent comme de véritables aimants à liquidités, capitalisant sur l'envolée des matières premières énergétiques et sur des flux venant du portage, attirés par le maintien de taux réels restrictifs par les banques centrales. Enfin, le recul du dollar face au peso argentin, bien que contre-intuitif au regard de l'inflation locale, s'explique par l'entrée dans la grande récolte agricole d'avril qui inonde techniquement le marché de liquidités d'exportation, comprimant mécaniquement la parité par un choc d'offre sur le billet vert.

  • En Asie, la faiblesse du billet vert révèle de fortes divergences locales. La dynamique est d'abord chapeautée par la résilience du yuan chinois, soutenu par la PBOC et par une prime de "dédollarisation" ou de "Pétroyuan", l'Iran exigeant des règlements pétroliers en renminbis ou cryptomonnaies pour Ormuz. L'arrêt temporaire des hostilités a déclenché un puissant proxy-trade acheteur sur les devises exportatrices comme le won sud-coréen, le ringgit malaisien et le dollar singapourien, portées par l'espoir d'un rebond du cycle des semi-conducteurs. Les mouvements les plus vifs relèvent de catalyseurs domestiques, le shekel israélien signe un rallye foudroyant, probablement propulsé par un violent rachat de shorts orchestré par la Banque d'Israël. Le baht thaïlandais surperforme aussi, son statut de gold proxy suivant la reprise du métal jaune. À l'inverse, la roupie indonésienne s'isole et cède du terrain face au billet vert, débouclage d'opérations de portage ou craintes budgétaires ?
  • Le continent africain ne fait pas exception à cette tendance de fond, sanctionné par une glissade accélérée du dollar face au rand sud-africain. Seule la livre égyptienne s'inscrit dans une dynamique atypique, engluée dans une crise de la balance des paiements et un assèchement des liquidités, couplés à la baisse des rentes du canal de Suez, elle permet au dollar d’afficher une appréciation marginale

  • En Océanie, le billet vert subit un violent retournement à la baisse, actant une perte de soutien totale face au dollar australien et, surtout, au dollar néo-zélandais. Ce décrochage s'explique par une réévaluation agressive des anticipations de taux, malgré un maintien des taux en l'état, la Banque de réserve de Nouvelle-Zélande a délivré une orientation prospective résolument restrictive. Ce durcissement de ton a poussé les institutionnels à anticiper une reprise du cycle de resserrement.

La volatilité de long terme (HV), toujours à un niveau élevé, a stoppé sa progression pour se stabiliser, appuyée par une volatilité de court terme (HV) qui commence à perdre de la vigueur.
La roupie indienne demeure la plus exposée en termes de volatilité (HV), suivie par la livre anglaise, qui passe d’un statut « à surveiller » à une paire exposée à la volatilité (HV).


L’Euro affiche un profil beaucoup plus déséquilibré. La monnaie unique s'illustre par un redressement technique face aux devises asiatiques et africaines, effaçant la faiblesse de la semaine passée pour renouer avec une dynamique positif. Mais il affiche un comportement divergent en captant les flux de sortie du billet vert tout en subissant des arbitrages défavorables face aux devises de matières premières. Cette dynamique globale s'explique par un environnement de marché privilégiant les actifs sensibles au cycle économique, reléguant l'Euro à un rôle de devise de financement.

  • En Europe, la monnaie unique subit une érosion due à des mécanismes distincts. La baisse par rapport au rouble russe reflète une dynamique d’isolement, la monnaie russe s’appréciant mécaniquement grâce à une balance des paiements artificielle, soutenue par les recettes d’exportation d’énergie et des contrôles de capitaux stricts. Le passage en territoire négatif par rapport à la couronne norvégienne illustre un « effet de cisaillement », l’euro, en tant que monnaie d’importation, étant freiné par la flambée des hydrocarbures, ce qui entraîne la couronne suédoise dans une corrélation régionale. à quoi s’ajoute la perspective d’un resserrement monétaire par la Riksbank pour contenir l’inflation importée.

  • En Asie, l’euro montre une tendance à la hausse modérée. Par rapport au yen, la hausse est due à des sorties de capitaux d’investisseurs japonais cherchant une alternative aux actifs en dollar. Son avance par rapport au dollar de Hong Kong est purement arithmétique, en raison de sa parité avec le dollar américain. Contre la roupie indonésienne, l’euro bénéficie de la liquidation des obligations souveraines par les non-résidents fuyant le risque budgétaire. Cette force est atténuée par rapport au dollar de Singapour par la MAS, ce qui permet à sa monnaie de s’apprécier dans sa fourchette d’échange pour contrer l’inflation. En revanche, l’euro décline par rapport au shekel israélien, ciblé par l’intervention de la Banque d’Israël, qui draine les liquidités de change pour déclencher le recouvrement forcé des positions vendeuses.

  • Dans les Amériques, la monnaie unique reste sur la défensive. Il fait face à des sorties de capitaux en faveur du peso chilien, soutenues par le rebond des prix du cuivre, ainsi que du peso mexicain et du real brésilien. Ces deux devises attirent des flux sortants de la zone euro, attirés par des rendements réels plus élevés et une exposition directe à la hausse des prix des matières premières énergétiques.

  • En Océanie, la tendance est au retournement brutal. L'euro subit une perte de soutien totale face au dollar australien et surtout au dollar néo-zélandais. Au-delà d’un rebond mondial pour les devises de matières premières ce décrochage s'explique par une réévaluation des anticipations de taux pour les deux pays.

  • En Afrique, l’euro présente un tableau mitigé. Bien qu’il s’apprécie par rapport à la livre égyptienne en raison d’une crise de liquidité aiguë et de la baisse des revenus du canal de Suez, il reste sous pression contre le rand sud-africain. Ce dernier capte la plupart des flux liés à la hausse du prix de l’or et au regain d’intérêt pour les monnaies matières premières.

Dans la continuité des semaines précédentes, la volatilité (HV) long terme de la monnaie unique poursuit sa détente tout en restant à un niveau élevé. Ce mouvement est appuyé par la volatilité (HV) court terme, qui continue de glisser et dont la pression reste négative.
Dans ce contexte d’assouplissement de la volatilité (HV), un mouvement inverse est toujours à surveiller sur la paire EURUSD.

Techniquement, pour la paire EURUSD, plutôt qu’une simple consolidation, nous observons un net déplacement vers le haut de la courbe forward sur toutes les maturités. Cependant, l’écart de rendement persistant et important entre les taux à terme du marché monétaire américain et européen continue d’imposer un coût de portage restrictif qui pèse lourdement sur la monnaie unique. Dans ce contexte, l’avantage du dollar reste intact, ce qui suggère que ce rebond récent ne représente pas encore un renversement de tendance crédible à moyen terme.

La volatilité implicite (IV) centrée de la paire EURUSD revient à un niveau plus modéré, mais cette tendance à la baisse perd de son élan.

WorldIndices Actions

Les marchés actions ont basculé au cours de cette semaine, passant d'une crainte extrême à un optimisme débridé, que nous interprétons davantage comme un méga rachat de ventes à découvert qui ne sort pas le marché action du mode "Risk off".
Le narratif dominant n'est plus « quand les taux baisseront-ils ? », mais « jusqu'où les taux devront-ils remonter pour compenser le choc énergétique ? ». Cette violente réévaluation va entraîner une rotation sectorielle, les investisseurs, à terme, vont fuir les valeurs cycliques et l'industrie européenne, jugées indéfendables face au coût du capital et de l'énergie, pour se retrancher derrière des remparts perçus comme inattaquables, les méga-capitalisations technologiques liées à la défense et à l'IA, donc au dollar américain.
Sur le front des flux financiers, en dehors d'un stress de liquidité sur le high yield lié à la crise du crédit et de l'énergie, les investisseurs actent un découplage définitif au sein des économies mondiales. Les primes de risque exigées pour détenir de la dette souveraine de pays émergents importateurs d'énergie explosent, signalant que le marché évalue un risque de défaut. L'attention se focalise sur la résilience du consommateur américain, dernier moteur de la croissance globale, qui commence à montrer des signes de fatigue face à un crédit devenu punitif. Cette hausse, va laisser place à un positionnement défensif, anticipant un trimestre de turbulences sévères.

Dans l’ensemble, la volatilité long terme (HV) des indices évolue sur des niveaux toujours très élevés et poursuit sa hausse, portée par une volatilité court terme (HV) qui commence à donner une très léger signe d'inflexion. Des mouvements de forte amplitude restent à venir.

La semaine lunaire française :

En ce moment, nous sommes en plein développement d’un outil lié à la volatilité. Nous n’avons pas le temps de pallier la complaisance de la presse hexagonale. Une fois le développement de cet outil terminé, nous remettrons le projecteur sur les mafieux de la bande à Macron et autres racailles en col blanc.

Drapeau USATaux 10 ans US à 4.317

Rendement et future du 10 ans T-Note US

Pression Acheteur Pression Vendeur

Tendance de fond : Consolidation

La pression d’achat prédominante progresse à un rythme régulier, la pression de vente progresse à un rythme soutenu.

Cette semaine, le rendement du 10 ans US devrait tester la zone de résistance à 4.345 / 4.366 pour trouver un plafond sous 4.440 / 4.450.

Ses mouvements baissiers devraient se limiter à la zone support 4.239 / 4.219.

Volatilité HV * 21 J. 252 J. VLT
Range moyen * Jour 0.070 Hebdo. 0.142
Range hebdo. max. * 4.175 4.459

* Anticipé

Drapeau AllemagneTaux 10 ans allemand à 3.061

Rendement et future du 10 ans Bund allemand

Pression Acheteur Pression Vendeur

Tendance de fond : Haussière

La pression d’achat prédominante progresse à un rythme régulier, la pression de vente progresse en diminuant sa vitesse.

Cette semaine, le rendement du 10 ans allemand devrait tester la zone de résistance 3.091 / 3.117 pour trouver un plafond sous le niveau 3.135 / 3.164.

Ses mouvements baissiers devraient se limiter à la zone support 2.957 / 2.945.

Volatilité HV * 21 J. 252 J. VLT
Range moyen * Jour 0.096 Hebdo. 0.232
Range hebdo. max. * 3.475 3.939

* Anticipé

Drapeau FranceTaux 10 ans français à 3.707

)
Volatilité HV * 21 J. 252 J. VLT
Range moyen * Jour 0.087 Hebdo. 0.225
Range hebdo. max. * 3.459 3.909

* Anticipé

Drapeau ItalieTaux 10 ans italien à 3.818

EuropeEURUSD à 1.1723

Euro vs Dollar

Pression Acheteur Pression Vendeur

Tendance de fond : Consolidation

La pression d’achat prédominante progresse en réduisant sa vitesse, la pression de vente diminue à une vitesse réduite.

Cette semaine, la monnaie unique devrait tester la zone de résistance 1.1735 / 1.1747 pour trouver un plafond sous le niveau 1.1800 / 1.1830.

Ses mouvements baissiers devraient se limiter à la zone support 1.1584 / 1.1563.

Volatilité HV * 21 J. 252 J. VLT
Range moyen * Jour 0.0078 Hebdo. 0.0194
Range hebdo. max. 1.1529 1.1917

* Anticipé

USSP500 à 6816

SP500

Pression Acheteur Pression Vendeur

Tendance de fond : Consolidation

La pression d'achat progresse à une vitesse accélérée, la pression de vente prédominante progresse à-coups.
La dynamique vendeuse sous-jacente s’impose avec une vigueur régulière, tandis que la dynamique acheteuse est irrégulière et volatile dans sa pression. Les mouvements actuels ne sont que le reflet de la variation erratique de la dynamique sous-jacente haussière. La constance de la dynamique vendeuse et le caractère sporadique de la dynamique acheteuse donnent l'aspect d'une reprise technique.

Cette semaine, l’indice devrait tester la zone support à 6777 / 6764 pour trouver un plancher sur celui de 6714 / 6693.

Ses mouvements haussiers devraient se limiter à sa zone de résistance 6877 / 6920.

Volatilité HV * 21 J. 252 J. VLT
Range moyen Jour 82 Pts Hebdo. 235 Pts
Range hebdo. max. 6581 7051

* Anticipé

VIX INDEX à 19.23
VIX VIX & SP500 / UST
VIX Cash & Futures Courbe à terme VIX
VIX Contango VIX Contango
VIX Futures VIX spread futures
VOLATILITE IMPLICITE OPTIONS SP500

Variation de la volatilité centrée sur 1 semaine

SPX 15/05/2026 18/06/2026
IV 15.75 ( - 4.25 pts) 16.33 ( - 3.66 pts)
CALL 15.76 ( - 4.23 pts) 16.34 ( - 3.66 pts)
PUT 15.75 ( - 4.26 pts) 16.33 ( - 3.67 pts)
SP P/C - 0.01 ( - 0.03 pts) - 0.01 ( - 0.02 pts)
Smiles options mensuelles
Smiles options mensuelles
Taux SOFR 1 & 3 mois

Taux SOFR 1 & 3 mois

Nous avons modifié les maturités. La volatilité implicite centrée des options SPX a fortement baissé pour les deux maturités. Comparée à l’indice VIX, la volatilité centrée (IV) des options SPX et SPY pour ces deux échéances mensuelles a baissé moins rapidement pour la maturité mai et encore moins pour juin.
Le ratio put/call (SPY) de volatilité implicite centrée n'a pas évolué. Par rapport à la semaine dernière, le ratio a stagné en zone négative.
Les spreads calendaires à parité pour les deux échéances (SPX, SPY) repassent légèrement en zone positive, portés par une normalisation de la courbe de volatilité.
La volatilité implicite centrée des options américaines par rapport aux européennes a stagné pour les calls et les puts sur les deux maturités.

Sur l'échéance mai, la volatilité globale a baissé, avec un biais entre les puts OTM et les calls OTM qui s'est redressé. La structure du smile se normalise dans son centre par rapport à ses extrêmes.
Sur l'échéance juin, la dynamique est similaire à celle de mai, avec une baisse de la volatilité (IV) centrée, tout comme le biais qui a également augmenté. Seule la structure du smile ne s’est pas normalisée, conservant une prime de risque sur les extrêmes par rapport au centre.

L'analyse conjointe des deux maturités et de la courbe du VIX confirme un régime de marché "risk-on" sur la volatilité implicite, dominé par un soulagement court terme. L'écrasement de la volatilité (IV) sous ses moyennes historiques s'aligne avec un VIX en contango sain, écartant l'anticipation d'un choc directionnel imminent. La distribution implicite se concentre ainsi massivement sur une stabilité des prix, reflétant une complaisance évidente. Toutefois, cette sérénité n'exclut pas la prudence, la hausse marquée du biais sur les deux échéances démontre que les opérateurs profitent de cette volatilité bon marché pour maintenir ou rouler des couvertures structurelles en puts OTM. En somme, le marché parie sereinement sur l'inertie des prix à court terme, tout en finançant à bas coût ses assurances contre les risques extrêmes pouvant survenir en juin.
La stratégie de l'achat d'un papillon avril centré sur le call 6655 de 140 points à 32 était la bonne, mais son application beaucoup moins. Le marché ayant monté plus fortement que nous le pensions, le centre du papillon était trop bas. Dans ce marché "géopolitisé", une baisse de 3 % d’ici vendredi n'est pas dans le domaine de l'impossible.

L'achat régulier de petits puts OTM ne finit que par nuire au vendeur.