F.A.Q

Traduction
Les supports, résistances et l’analyse des positions ouvertes sur les dérivés

Le niveau des supports et des résistances évolue au fil du temps, les points actuels résultent de confrontations passées entre les ordres d'achat et de vente. En général, l'atteinte d'un niveau de support ou de résistance par un contrat a pour effet d'augmenter le volume d'échanges et de temporairement stopper ou ralentir la vitesse d'évolution des prix.
Un simple manque de contrepartie sur un ordre peut entraîner le dépassement et le déplacement d'un niveau de support ou de résistance dit "historique". Ainsi, il est plus précis de parler d'une "zone" de tensions plutôt que d'un point précis.

Le prix d'exercice des produits dérivés tels que les options, qui est fixe, contribue également à la création de ces zones de tensions. Ces prix fournissent des niveaux qui déclenchent un volume d'intérêt, intégrant l'évolution des prix dans le mécanisme décrit précédemment.

Lorsqu’on examine les positions ouvertes (open interest) sur différents prix d’exercice, certains tentent d’y voir un indicateur directionnel. Sur les indices, cette approche est absurde. En dehors d’une recherche ponctuelle de zones d’intérêt, l’analyse des positions ouvertes des futures ou options ne révèle pas le sens probable du marché.

En effet, la majorité des « blocs » de contrats d’options (plus de 60 %) sont négociés hors marché, en O.T.C. Ces transactions, invisibles sur le marché listé, échappent totalement aux données officielles. Même lorsqu’un niveau élevé de position ouverte est observé sur un prix d’exercice donné, rien ne permet de savoir s’il s’agit majoritairement de positions acheteuses ou vendeuses, ni si elles sont liées à des stratégies directionnelles, à de l’arbitrage de Grec ou à de simples couvertures. De plus, il est possible qu'une partie résiduelle d’une couverture O.T.C. soit répliquée sur le marché listé, mais cela ne représente qu’une fraction de l’activité réelle.

À cela s’ajoute la complexité des stratégies d’arbitrage sur produits dérivés listés, qu’il s’agisse de futures ou d’options. Les intervenants combinent souvent plusieurs instruments pour couvrir leurs positions, exploiter des écarts de prix, de Grec ou ajuster leur exposition au risque. Ces montages, mêlant parfois achats et ventes simultanés sur différents marchés ou échéances, gonflent artificiellement le volume des positions ouvertes sans pour autant traduire une véritable conviction directionnelle.

En conséquence, qu’elles proviennent des futures ou des options, les données de positions ouvertes reflètent autant des stratégies neutres que des paris haussiers ou baissiers. Leur interprétation isolée ne permet pas de déterminer la tendance réelle du marché et reflète souvent l’ignorance des auteurs vis-à-vis des produits dérivés, à l’image des « spécialistes » qui établissent des taux de couverture en se basant uniquement sur le niveau des indices de volatilité.

Indicateur de pression Acheteur / Vendeur

Imaginez un jeu vidéo de combat avec deux personnages, chacun ayant une jauge de puissance. Notre indicateur fonctionne sur le même principe. Nous suivons la confrontation entre deux personnages, un vendeur et un acheteur, chacun équipé d'une jauge de puissance. L'objectif est de détecter, au sein d'un mouvement de prix, si un indice ou tout autre actif monte parce que le vendeur s'affaiblit ou est ce la montée en puissance de l'acheteur qui génère le mouvement. La logique s'inverse pour un mouvement à la baisse.

L'histogramme vert représente la force de l'acheteur, tandis que le rouge représente celle du vendeur. Si les deux progressent dans la zone supérieure à 0, l'évolution des prix se fera à une vitesse modérée dans la direction de celui qui est le plus puissant. Dès qu'un des deux commence à décrocher et passe en zone négative, la vitesse du mouvement des prix s'accélérera.
Pour celui qui décroche, deux niveaux peuvent stopper la chute. En dessous du deuxième niveau, nous considérons qu'il y a une "anomalie de marché".

FAQ pressions
La synthèse

Cet indicateur est une synthèse du premier. Là, vous vous dites "pourquoi s'embêter avec le premier indicateur, autant regarder directement la synthèse." Teu teu erreur ! Vous n'en ressortirez pas les mêmes informations.

La synthèse est composée de 3 courbes :
Une courbe jaune et une courbe verte donnant une indication sur le mouvement court.
Une courbe rouge dont le niveau inférieur ou supérieur à 0 donne une indication sur le mouvement de fond.

FAQ pressions
Exemples de situations
CAS No.1

La pression vendeuse entame une reprise autour du 1er palier, confirmé par une divergence sur sa synthèse.
- Déduction : La probabilité de voir le cours casser à la hausse la résistance est extrêmement faible.

CAS No.2

La pression acheteuse entame une reprise sur le 2ème palier, confirmé par une stagnation de sa synthèse.
- Déduction : Probabilité forte de voir le cours revenir au-dessus de la résistance.

CAS No.3

La pression acheteuse et la synthèse sont dans la zone "anomalie de marché". L'entrée dans cette zone est le résultat d'une sur-réaction du support analysé.
- Déduction : La sortie de cette zone est en règle générale accompagnée d'une forte volatilité.

FAQ pressions
Indicateur de volatilité Analysebourses

L'indicateur supérieur (blanc) est un oscillateur conçu et personnalisé par Analysebourses, pour mesurer la volatilité historique (AB HV). Mettre en ligne des indicateurs statistiques complexes, nécessitant plus d'attention et d'apprentissage, ne nous a pas semblé approprié. Visuellement, un oscillateur vous permettra de comprendre le niveau général plus rapidement et plus facilement.
L'indicateur en bas (jaune) mesure la sensibilité du premier indicateur.

FAQ volatilité
Conclusion

Si toutes ces explications vous ennuient et que vous souhaitez une réponse simple à la question : cela va-t-il monter ou baisser ? Dans ce cas une seule solution .